Compostelle 2 (Conques-Moissac)
Mardi 15 avril 2008
Première étape, 8 km.
Nous avons décidé de " démarrer petit " pour nous mettre en jambe et ne pas renouveler la difficile expérience espagnole. Départ de Conques à 10 heures. Le temps est au beau mais il fait plutôt frais. La montée se révèle particulièrement difficile, par sa pente mais aussi parce que le chemin, caillouteux, est transformé en ru par de récentes pluies diluviennes.
Comme nous arrivons de bonne heure, nous pouvons prendre le casse-croûte de midi au gîte communal. Nous nous offrirons cependant un café au restaurant. Après cela, une bonne flambée dans la cheminée pour réchauffer l’atmosphère. A 16 h 30 arrive un couple. Originaire du Mans, il marche depuis 6 jours et ne compte pas s’arrêter demain à Decazeville comme nous.
Mercredi 16
12 km
Contrairement aux lamentations figurant sur le " livre d’or " du gîte, nous ne sommes pas réveillés par le chant du coq, mais par les cloches de l’angélus. Nous quittons les lieux à 8 h 30.
A l’approche de Decazeville, vu un lièvre détaler sur la route. Arrivés à Decazeville à 13 heures, nous nous installons au gîte " Les volets bleus " avant d’aller visiter l’église où se trouve le seul chemin de croix symboliste au monde ! Peint en 20 jours et 20 nuits par Gustave Moreau, alors âgé de 37 ans.
Puis quelques courses alimentaires car il faut prévoir pour demain midi, demain soir et vendredi midi. Nous en profitons pour chercher une cabine afin de téléphoner au gîte suivant : sage précaution, sur quatre places, deux sont déjà réservées ! au cours du repas du soir, pris au gîte, nous nous soutiendrons d’une (demi) bouteille de Côtes du Rhône…
Jeudi 17
17 km - Départ à 8 h 15, le ciel est mitigé. Sous-entendu, on peut fortement craindre la pluie.

Nous deux sur les hauteurs de Decazeville, nous avons bien grimpé ! et la photo est originale, prise dans un miroir de carrefour !
De nombreux pèlerins " sautent " Decazeveille (ils ne savent pas ce qu’ils perdent !) pour, dans ce bourg, übernachten. 11 h 30 sonnent lorsque nous entrons dans le petit bourg de Montredon. Nous ferons la pause de midi sous un hangar à cause de la pluie. Elle tombe depuis la sortie de Livinhac. Peu après, le nez sur la pointe de nos chaussures, nous ne voyons pas une balise et paf ! nous nous engageons dans un pré sans issue. Demi-tour !

Arrivée à Felzins à 14 h 15.
Au gîte, nous partageons la chambre (4 places) avec deux Norvégiennes, sans nous douter que nous les retrouverons tout au long de notre parcours, et jusqu’à la gare de Moissac ! Venues en avion jusqu’à Lyon, elles ont parcouru la distance Le Puy – Conques… en voiture. Le gîte, de style rustique, est petit mais net. La salle de bain est " tout confort " et permet de bien faire sécher les vêtements mouillées. C’est particulièrement appréciable !
Vendredi 18
Parce que nous sommes partis un jour plus tôt que prévu au programme (où donc est l’erreur ?), nous décidons de scinder cette étape en deux. Ce jour, nous nous limiterons donc à 12 km au lieu des 22 initialement prévus. Nous sommes les derniers à quitter le gîte, vers 8 h 30. Peu après le départ nous franchissons la clôture d’un pré… que nous traversons pour nous heurter à une haie infranchissable. Faisant demi-tour, nous constatons que, marchant le nez sur la pointe de nos chaussures, nous n’avons pas vu la balise qui nous indiquait le chemin de droite ! Nous ferons une partie du parcours avec les Norvégiennes à vue.
Eglise romane Sainte-Radegonde de Saint-Félix
Détail du tympan
Le chemin est difficile, les montées et les descentes se succèdent. Je souffre de ma sciatique. Inutile de préciser que je serai contente d’arriver ! Alors que nous approchons du terminus, au moment où je consulte le guide, le conducteur d’une voiture s’arrête à notre hauteur et nous conseille de finir par la route au lieu de faire un détour qui n’apporte rien. A midi, nous sommes à Figeac, devant l’ " Hôtel de Toulouse " qui fait également gîte.
Pendant que je me repose, Marcel part à la découverte de la ville. L’occasion d’acheter quelques cartes postales. Et de réserver, pour demain soir, une caravane dans un camping.
Eglise Saint-Thomas Becket
Les Norvégiennes arrivent à leur tour (15 h) et s’installent dans une chambre voisine. Sieste terminée, nous allons prendre un café au restaurant dont dépend le gîte. Puis nous partons, main dans la main, voir la ville (dont les écrits de Champollion) et y faire quelques courses. Au retour, nous sommes pris par une pluie battante. Il est 17 h 30. Repas du soir au restaurant. Particulièrement copieux (confit de canard) ! Dehors, il pleut toujours.
La patronne nous indique, photos à l’appui, un raccourci pour quitter la ville. Celui-ci nous évite un détour et une montée, particulièrement difficile par temps de pluie.


Samedi 19
12 km
A l’aiguille, deux femmes nous ont précédés. Elles changent d’équipement vestimentaire. L’une à l’écart, l’autre au pied même de l’obélisque. Marcel attend ostensiblement qu’elle ait terminé et se soit écartée pour prendre la photo, mais elle ne semble pas s’apercevoir de son impatience. Pas davantage de sa présence, d’ailleurs. Je mets ce temps à profit pour dessiner la vue sur Figeac (ci-dessus).

l’Aiguille du Cingle.
Ces " aiguilles ", au nombre de quatre, auraient été érigées au XIIIe siècle. Hautes d’environ 8 m. elles pourraient marquer la limite du quadrilatère dans lequel les fuyards se trouvaient sous la protection de l’abbaye des bénédictins, fondée en 755 par Pépin.
Ci-contre : gariotte (ou caselle, écrite aussi cazelle), anciens abris pour les bergers ou les paysans qui pouvaient s’en servir de remise
Nous arrivons en vue du camping de Pech Ibert (où nous logeons) lorsque sonne l’angélus. Le patron nous accueille avec la grâce d’une porte de prison " les pèlerins arrivent de plus en plus tôt ". Certes…
Nous pouvons ainsi prendre notre repas de midi en plein air, mais attablés. C’est assez rare pour le noter.
L’après-midi étant " libre ", J'ai tout loisir pour colorer mon travail du matin. Puis nous retournons au village dans l’espoir de pouvoir téléphoner à Marie-Laure. Il y a bien une cabine, mais elle n’accepte pas les cartes bancaires. Et la monnaie non plus. Le progrès, sans doute ! Il y a aussi une bibliothèque au village, mais elle est fermée. Quant à la boulangerie, le bâtiment est en vente, et le commerce transformé en dépôt de pain.
Pour le repas du soir, préparé au camping, nous achetons une (demi) bouteille de rosé au bar du camping. Cela déride un peu le patron. Nous sommes visiblement les seuls pèlerins de ce jour ! Le soir, le ciel se couvre et le vent se lève.
Dimanche 20
17 km
Alors que nous sommes encore couchés, la pluie se met à tomber. Peste ! Heureusement, ce ne sera qu’une averse. Départ à 8 heures mais à un croisement, erreur de choix ; j’aurais dû suivre mon intuition première. Enfin, tout rentre rapidement dans l’ordre grâce à une automobiliste. Mais c’est 1,5 km (aller-retour) pour du beurre.
Le temps se gâte. Un petit vent frais se lève. Pour le repas de midi, miracle ! il y a une table et des bancs sur le bord du chemin.


Nous arrivons au gîte de Cajarc en début d’après-midi sans avoir vu âme qui vive de toute la journée. Il comprend 1 dortoir et 3 chambres de 4 lits. Seules quelques places sont réservées. Après la toilette, visite de l’église. Puis nous allons boire un pot au restaurant " Le Président " (ainsi nommé parce que Georges Pompidou venait souvent dans le village). A 18 heures, la responsable du gîte vient encaisser les redevances. C’est à ce moment que les deux Norvégiennes apparaissent ! Au gîte, deux infirmières, qui marchent depuis 10 jours.
Le linge étendu dehors pour séchage sera bientôt rentré à cause de la pluie. Nuit difficile, nous avons affaire à un ronfleur qui ressemble à un soufflet de forge, ou bien à un compresseur, ou bien… ?
Lundi 21
18 km
Départ à 8 h 15. Nos voisins de chambre se sont levés tôt (6 heures) car ils vont directement à Varayre.

Chapelle de la Madeleine datant des XI et XVème siècles
Plus loin au milieu du chemin, une croix formée avec des pierres, et en son centre, une petite branche de buis, de celles que l’on fait bénir le jour des Rameaux. Tout près, suspendu à une branche qui empiète sur le chemin, un petit papier enveloppé de plastique, message adressé à " Marie TPN Nantes ". Plus loin encore, sur un pylône électrique, ces mots : " courage Pascal ". Je repense à ce Pascal qui, en Espagne, avait noté quelques messages sur le sol…
Le temps, incertain et changeant, nous oblige à revêtir et retirer la polaire plusieurs fois. Et puis aussi, les montées nombreuses et interminables. A midi, il bruine, et nous cherchons un endroit abrité pour casser la croûte ; il y a bien des hangars mais le hameau que nous traversons est désert. Nous arrivons à Limogne, notre étape, sans que la pluie ait été vraiment gênante.
Notre chambre est à quatre lits, comme hier. Et chauffée. On est bien. Je soigne mes ampoules au pied.
Tous les magasins sont fermés. La boulangère qui nettoie son magasin accepte cependant de nous ouvrir, et nous offre un baguette de la veille. Il pleut. Nous attendons un moment dans la cabine téléphonique d’où nous appelons le couvent pour l’hébergement de demain soir. Suite aux récentes expériences, nous achetons des bouchons pour les oreilles (la pharmacie est ouverte !). De retour au gîte, thé avec pain d’épice et chocolat pour se remonter. Les Norvégiennes sont déjà à table, devant un copieux casse-croûte.
A l’heure du dîner nous trouvons au gîte :
- deux garçons déjà vus la veille au soir ; ils se préparent à manger et nous offrent un verre de vin rouge. L’un est Français, artiste itinérant… il " fait l’automate ". Le second est d’origine vietnamienne, poursuit ses études à Heidelberg (enfant adopté peut-être). Il est allé à pied jusqu’à Strasbourg, où il a pris le train pour Le Puy ;
- deux femmes avec quatre enfants, vus au resto hier soir ; ils vont jusqu’à Cahors ; les deux plus jeunes sont enthousiastes et espèrent continuer le chemin par la suite ;
- les deux Norvégiennes (l’une d’elles se prénomme Anna)
Mardi 22
15 km prévus, 22 km parcourus
Départ à 9 heures après avoir tenté de téléphoner pour Anna, et fait quelques courses. A l'épicerie le pain d'épice coûte un peu plus de 3,30 euros, le même à Cajarc était à 3,13 euros, mais ici, c'est un lot de deux !

Les Norvégiens font une courte pause pour reprendre leur souffle
Nous quittons le village de Varaire sur les indications approximatives d’un autochtone. Pour nous retrouver sur un chemin forestier sans balise ! Combien de kilomètres parcourus avant de buter sur un chemin perpendiculaire ? Et alors, aller à droite ? aller à gauche ? En dernier lieu, c’est la boussole qui tranchera, et fera le bon choix. Car nous arriverons au hameau de l’Escabasse, pas très loin de l’itinéraire fléché. En fait, nous étions sur le GR de Pays Midi-Quercy, emprunté sur 4 km.
Sur le chemin, un couple passe à cheval. La femme arrête sa monture et lui laisse le temps de nous observer ; " il est craintif ", dit-elle. Une petite pluie nous oblige à revêtir les capes.

lavoir du hameau de l’Escabesse
Nous profitons des possibilités de s'asseoir à l'abri pour casser la croûte.
Je prends même le temps de dessiner. Mais à peine quittons-nous ce refuge que la pluie se met à tomber. Heureusement, elle s'arrête dès le village suivant.
Nous arrivons au couvent des "Filles de Jésus" à Vaylats verts 14 h 30. L'accueil est assurée par une (toute) petite soeur, d'un âge probablement canonique. La relève sera bientôt faite par un hospitalier.
Les deux jeunes gens vus hier soir nous suivent de peu, mais eux débarquent d’une voiture, le Français souffrant d’une blessure au pied. Pendant que je me repose, Marcel va prospecter dans les parties accessibles du couvent, notamment la bibliothèque. Il n’y a que des ouvrages de spiritualité, rien sur les arts ou l’architecture. Il note cet extrait de texte :
" Va, pèlerin, poursuis ta quête,
va sur ton chemin, que rien ne t’arrête.
Prends ta part de soleil et ta part de poussière ; le cœur éveillé, oublie l’éphémère !
Tout est néant, rien n’est vrai que l’amour. "
(Liturgie des Heures – Fête de saint Antoine).
Il y a un réfrigérateur approvisionné, à la disposition des lecteurs. Vu la température ambiante (aussi bien à l’intérieur que dehors), c’est plutôt de boissons chaudes que nous aurions envie à cette heure, Marcel et moi. Les deux dames, avec les quatre enfants, arrivent dans l’après-midi. Petit tour au hameau pour constater qu’il n’y a qu’une boulangerie-épicerie. Pas de café pour prendre une boisson chaude.
Le village est de l’autre côté de la rue mais c’est loin, très loin. Ces quelques maisons et l’église regroupées autour du couvent ne comptent pas. Elles se fondent dans le paysage. Elles ne paraissent pas de ce monde-ci. A qui sont-elles d’ailleurs ? Je n’ai vu personne en déambulant tout à l’heure. Un village fantôme.
Mercredi 23

Le soleil se montre bientôt. Nous cheminons à vue avec les Norvégiennes.



Nous prenons notre casse-croûte de midi tout près d'un stade tapissé de pâquerettes.
Peu après nous croisons un pèlerin de retour de Compostelle. Il se donne trois mois pour tout le chemin. Mais il ne fait à pied que le retour ! Nous poursuivons notre pérégrination. A notre droite, un pré avec des vaches de différentes races.
Nous arrivons à l’octroi du pont Louis-Philippe, où se situe un comité d’accueil des marcheurs de Compostelle. On nous signale aussitôt que tous les gîtes sont remplis. Je n’en peux plus, je refuse même le thé qu’on m'offre. Je n’ai plus qu’une hâte, m'allonger et me reposer.
L’hôtesse d’accueil téléphone, et nous décroche une chambre, pas très éloignée. Aussitôt je presse Marcel de partir. Il a juste le temps de finir le café qui lui a été offert…
La chambre se situe dans un immeuble du vieux quartier. C’est une ancienne boutique de drapier que le propriétaire transforme. Les plafonds sont hauts : 3,80 m. Chauffage difficile. Les radiateurs sont d’ailleurs presque froids. Leur température s’élèvera une fois que nous nous serons installés.
Je me repose ; Marcel va en reconnaissance dans le quartier.

Cahors, cathédrale Saint-Etienne, plusieurs campagnes de construction à partir de 1112, portail nord 1150, abside reconstruite entre 1285 et 1293. Massif occidental de 1308-1316.

Départ vers 9 h 15 après quelques courses pour reconstituer le garde-manger. Sur les conseil de notre hôte nous court-circuitons la difficile montée qui suit le pont Valentré (ci-dessus).
Le tracé du GR a aussi été modifié, il ne passe plus à la Rosière, mais se dirige droit sur les Matthieux où nous voyons, se dorant la pilule, les quatre Norvégiens.

Pause avant d'arriver à Labastide-Marnhac
Labastide-Marnhac

L'Hospitalet
Bien que nous soyons attendus à partir de 15 heures, nous arrivons à l’Hospitalet à 14 h 30. En fait, il ne s’agit pas d’un gîte, mais bien de chambres d’hôtes dans une construction dédiée. Il y a même une cuisine qui ne figure pas sur le Miam-miam-dodo. D’ailleurs, il y a plus de deux chambres, et l’endroit permet l’hébergement de quatorze personnes ! Nous flairons un loup. Nous apprendrons plus loin que la patronne tenait au village un hôtel-restaurant. Et que ledit établissement recevait ces messieurs du Conseil général pour les troisièmes mi-temps… ! On nous dit aussi qu’en annonçant deux chambres on n’est pas soumis aux contrôles habituels
Vendredi 25
Une halte, avec tables et bancs. Et même un tableau pour y noter ses états d’âme ! Je relève, entre autres :
" Plus j’avance et plus c’est long ! ! ! J’comprand po ! ! ! "
et puis :
" Quelqu’un m’a dit qu’il n’y avait pas de meilleur moyen de se laver la tête que par les pieds "
et enfin :

" chemins de solitude
chemins d’humilité "
chemins de foi aussi
chemins de croix parfois
mais souvent chemins de joie
Jo le Belge – 27/8/04
Deux pèlerins nous dépassent. Ils feront aussi étape à Montcuq. A Lascabanes nous les trouvons attablés près de l’église pour le repas (il est 11 h 30).
Je quitte mon gilet. C’est dire s’il fait meilleur. Et puis, il y a la grimpée qui ne va pas manquer de faire monter la température interne. Une pèlerine nous dépasse d’un bon pas. Il faut dire qu’elle n’est chargée que d’un petit sac à dos.
Pause de midi à la chapelle Saint-Jean.


De vastes étendues de colza colorent la nature

Et ceci, de quelle espèce s'agit-il ?

Ouf !
un peu d'ombre !
Je regarde mes pieds avec consternation. Il commence à faire chaud et soif. Notre réserve d’eau s’amenuise.
Nous arrivons au " Soleillou ", gîte de Montcuq, à 14 h 15 ; l’hospitalier nous accueille avec un jus de sirop dont on nous demande de deviner l’essence. Nous séchons. " C’est de la fleur de lavande " nous dit-il.

46 Montcuq Saint-Hilaire-hors-les-Murs
Construite entre 1269 et 1339
Saccagée lors des Guerres de religion, en 1562, par Quissac de Montauban. Il ne resta que le chœur. Remaniée au XVIIe s., réédifiée en 1751 (nef), elle connut de gros travaux en 1881, dont le clocher. Eglise de style gothique méridional
De retour au gîte après un petit tour en ville, Marcel déguste une canette de bière achetée au village, Moi mon thé, habituel lorsque nous sommes à la maison. Je suis reposée. Il fait beau, on est bien. Les lits sont réservés pour les trois dernières étapes. Bien que nous préparions notre propre repas, nous sommes invités à la table des " demi-pensionnaires ", et la soupe nous est offerte, ainsi qu’un verre de vin, et café ou tisane. Voilà un accueil qui change du business.
Après le repas, je me fais soigner les pieds par l’épouse de l’hospitalier, infirmière de profession. Elle nous montre comment traiter une ampoule pour éviter toute infection.
le "Soleillou"
Samedi 26
Dès le départ, une montée, particulièrement boueuse.

Au point haut de la côte, à 1144 km de Compostelle

Au croisement pour Sainte-Juliette,
le traitement de mes pieds s'impose !
Repas de midi dans le sous-bois. Arrivée à Lauzerte vers 14 h 30. Je me couche aussitôt, et Marcel aussi, pour quelques minutes. L’étape a été courte mais difficile, et il a fait chaud.
Marcel redescends alors pour quelques courses (demain c’est dimanche !) et s’embourbe avec ses savates. Je les nettoie au retour, puis nous montons au village (le gîte est à mi-hauteur).


Tandis que nous déambulons dans les rues du village, Marcel cherche la passiflore vue en son temps avec Clémence et Régine, alors qu'ils marchaient ainsi dans le village. En vain. Il se rendra compte plus tard de son erreur : cette superbe fleur, Ils l’avaient vue à Saint-Antoine, dans le Gers, et non ici, à Lauzerte.
Quant à moi, je ne trouve pas l’inspiration pour dessiner. J'ai pourtant pris mon nécessaire… c’est un signe visible de fatigue. Dîner au gîte. Nous sommes 13 à table dont, en face de nous, une femme qui chemine seule. J'ai toujours mal au pied.
Suite, Compostelle 3
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Publié à 10:39, le 15/01/2008, Mots clefs :
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